CovidEP, un essai clinique des HCL et de l'EFS, impliquant 2 équipes de recherche Inserm

25 juin 2021

Lors d’une infection sévère à la Covid19, le corps réagit en relarguant massivement des médiateurs de l’inflammation dans le sang, on parle d’orage cytokinique. L’accumulation massive de ces molécules inflammatoires devient alors toxique pour l’organisme. L’essai clinique CovidEP, promu par les Hospices Civils de Lyon, teste l’hypothèse selon laquelle une réduction forte de ces substances toxiques par la technique d’échange plasmatique pourrait améliorer la récupération des patients admis en réanimation et sous oxygène et leur éviter ultérieurement une intubation pour assistance respiratoire invasive. Deux équipes Inserm à Lyon et à Saint-Etienne participent à cette étude

 L’étude CovidEP, qui a démarré en avril 2021, inclura 132 patients, 66 patients recevant des soins conventionnels de réanimation et 66 patients recevant des soins conventionnels associés au protocole d’échange plasmatique, et permettra de déterminer si l’élimination des substances inflammatoires du sang est associée à une amélioration de l’état respiratoire des patients (arrêt de l’oxygène, absence d’intubation) et à une meilleure survie.

 En pratique, le plasma des patients inclus dans l’étude, et chargé en composés inflammatoires, est prélevé et remplacé par du plasma issu de donneurs sains provenant des collectes de l’Etablissement Français du Sang (EFS), plusieurs séances étant nécessaire pour éliminer les molécules toxiques.

 Au Centre de Recherche en Infectiologie de Lyon (CIRI, Inserm U1111, CNRS, Université Lyon 1- ENS Lyon), le docteur Olivier Hequet*, coordonnateur de l’étude , s’intéresse à une catégorie de lymphocytes T venant des patients placés en réanimation (Lymphocytes T exhausted ou épuisés qui ont perdu leur capacité de réponse en présence du virus de la Covid19) et étudie au sein de l’équipe Immunité et de l’Epiderme et Allergie (dir. M. Vocanson) les capacités fonctionnelles de ces lymphocytes T avant et après échange plasmatique, avec l’espoir de restaurer une réponse active en présence du virus à l’issue du protocole d’échange plasmatique.  A Saint-Etienne, c’est le groupe de Dr Fabrice Cognasse, directeur de recherche à l’Inserm au sein du laboratoire SAINBIOSE Inserm U1059-Université Jean Monnet et directeur scientifique de l’EFS Auvergne-Rhône-Alpes qui travaille sur les médiateurs libérés par les plaquettes sanguines lors de l’infection au Covid19 et analyse les effets de l’échange plasmatique sur ces molécules d’origine plaquettaire.

Combiné aux autres paramètres étudiés au CHU Lyon-sud, HCL, dans le service Immunologie clinique dirigé par le Pr Frédéric Bérard et à l’EFS, cette étude pourrait déboucher sur une possibilité thérapeutique complémentaire à celles déjà mises en œuvre pour améliorer les fonctions respiratoires des patients en réanimation.

 

*Coordonnateur de l’étude : Dr Olivier Hequet, chef de service Aphérèse, service Immunlogie Clinique, CH Lyon-Sud, HCL et chercheur au CIRI (équipe Immunité de l’Epiderme et Allergie). Contact : Olivier.Hequet@efs.sante.fr


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